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← Older: Lisa Portelli
Hey Lisa, hey Lisa cherche moi les poux, fais moi…
Serge Gainsbourg aurait-il fait chanter Lisa Portelli comme il fit chanter Vanessa Paradis ?
”Affirmatif” aurait-il répondu. …
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Trois artistes rap performeurs, une chanteuse soul R&B de charme et des sonorités pop-rap-electro qu’on n’avait jamais entendus auparavant. TLF innove en misant sur …
Flow
L’épluche cœur
Flow ? « Un groupe de fille à majorité de garçons ! » pouffe Flow (la chanteuse) sous sa casquette. Voix modulée, rauque et puissante, elle plante dans le vôtre un regard de braise attisé par la passion qui électrise la musique de ses mots.
Brel, Piaf mais aussi Bérurier Noir et Led Zeppelin, les influences se mélangent et le timbre caractéristique de la voix cassée, sculptent ensemble un univers de rock, valse punk et chansons à textes dignes des standards « de l’époque ».
Les mots de Flow visent en plein cœur. Le sien déborde de générosité, de poésie brute de diamant.
Sorti il y a 2 ans à peine dans un silence radio assourdissant, le premier album autoproduit de Flow, « L’Ame de Fond » (L’Autre Distribution) fricotte avec les 10.000 exemplaires grâce au bouche-à-oreilles de spectateurs transportés par l’intensité incroyable et surprenante des concerts.
« Larmes Blanches »
Si certains titres déjà cultes du premier album distillent savamment leur saveur de dragées au poivre suite à une tournée hexagonale 2009 de plus de quarante dates, le public peut également en concert découvrir un florilège de chansons nouvelles, à peine nées sitôt chantées sur scène avec la fraîcheur et la fougue de l’amoureuse des gens auxquels elle distribue ici et là, ses samplers comme des bonbons.
Effacer la galère par la magie du sourire d’un môme, apporter sa pierre à la cathédrale du bonheur simple. Ancêtres tout courage, gueules cassées ou oiseaux mal léchés… ils et elles se chantent, se dansent et se racontent sous le regard tendre et la plume acérée de celle qui veut sensibiliser, informer, pour que l’on ne puisse plus jamais dire : « je ne savais pas. » et qui persiste et insiste décortiquant intimement les sujets délicats et parfois dérangeants dans un nouvel album, second volet de l’aventure qui nous emmènent sans complaisance et sans fard dans les coulisses d’un décor tragi-comique de destins ordinaires.
» Y aura-t-il la berceuse?! «
Du rock électro aux classiques voix- piano, du rire aux larmes, ce cadet de la marque Flow confirme avec force une volonté de diversité musicale avec comme seul fil rouge l’émotion du sujet et emmène l’oreille surprise du slide d’un bottleneck au tintement d’une boîte à musique amoureuse d’une guitare électrique.
Comme sur le premier album où de prestigieux invités (Idir, Olivier de LaRueKétanou…) s’étaient liés à la création, viennent à leur tour étoffer de leur patte, des artistes de grand talent comme le pianiste Romain Didier ou la voix exceptionnelle de la chanteuse Melissmell.
Avec des titres inédits jamais proposés en scène : attention en janvier à l’effet boule de neige de ce nouvel opus où l’impudeur de nos bobos quotidiens se teinte sans complexe de rires et de surprises.
Grand Reporter
La plume et le micro ont donc remplacé l’objectif de la reporter-photographe des tribus indiennes ou du conflit israélo-palestinien. Mais Florence a toujours la passion de montrer et dire ce qui dérange ou qui ébranle les certitudes : en témoignent ses chansons reportages à l’écriture éblouissante qui la placent d’emblée dans le cercle des grands auteurs d’expression française tant par la richesse de sa langue que par l’originalité de son propos.
Aux antipodes de l’icône commerciale, « chanteuse en Robes-Talons-Gros-Nichons », sa gracieuse Majesté de la Cour des Miracles assure comme jamais mais reste fidèle à elle-même « surtout ne suivez pas de drapeau, hissez le vôtre » lance l’auteur-compositeur-interprète en souriant.
En quelques dates :
1990-2000 : Reporter photographe dans de nombreux quotidiens en France et au Québec, Florence Vaillant réalise des reportages en Israël, à Gaza et en Amérique Latine entre deux séjours dans des tribus indiennes.
2000-2003 : La globe-trotteuse pose son sac à Saint Barth ; ses photos font le tour de l’île qui lui inspire un somptueux ouvrage en noir et blanc (Gold & Roots / De L’Or sur les Racines). Entre photos et chansons, la filiation va de soi : « ces deux modes d’expression ont un fond commun : le regard et l’info. »
Dans sa play-list ?
Jacques Brel bien sûr mais aussi Barbara, La Tordue, Catherine Ringer, Sinead O ‘Connors, Tracy Chapman, Otis Redding, Ella Fitzgerald, Freddy Mercury ou Maria Callas « des voix » dit-elle, « j’aime tous ces gens qui ont les tripes au bord de la bouche » (sic). Rencontré à Saint Barth au hasard d’une soirée, Yannick Noah est conquis et confie à Florence la première partie de ses concerts parisiens au Café de la Danse. Il lui offre le billet d’avion pour Paris et des frais de séjour. Rappels et standing ovations. Elle ne repartira pas.
2004-2009 : Dès lors, les concerts vont s’enchaîner, les bars et les salles chavirent face à cet ouragan live qu’est devenu Flow. De talentueux musiciens – Stéfane Goldman (guitares, chœurs), Jean-Louis Cianci (contrebasse, percussions) et Alban Claudin (piano, batterie) – l’entourent. Ce groupe qui connut de multiples formations scéniques est toujours prêt à toutes les aventures.
En 2005, les Flow décrochent le premier prix du tremplin d’Avignon « Les Amoureux de la scène ». Puis une rencontre encore sera déterminante, celle de Guizmo du groupe Tryo, qui décide de produire l’album « L’Ame de Fond » qui sortira en octobre 2008 après une longue gestation.
Depuis Flow a repris la route, et le quatuor se produit dans toute la France.. En 2009, le Festival LeMansCitéChanson leur décerne le premier prix du jury et le prix du public, Flow se verra remettre le prix Raoul Breton quelques mois plus tard. Les festivals d’été et les premières salles parisiennes ont fini par répandre comme une trainée de poudre le phénomène Flow qui marque au cœur tous les encore surpris qui l’ont croisée.
Rencontrer Flow, c’est suivre en musique, un constat social avec une touche de cynisme et d’autodérision. Attention âmes fragiles…